E1 Culture de la communication BTS Communication 2026 : les 3 thématiques qui peuvent tomber à l'examen
- formaleds
- 11 févr.
- 8 min de lecture

E1 Culture de la communication BTS Communication 2026 : les 3 thématiques qui peuvent tomber à l'examen
L'épreuve E1 – Culture de la communication est l'une des 4 épreuves professionnelles clés du BTS Communication 2026. C'est une épreuve écrite de 4 heures où tu dois analyser des documents (campagnes, articles, images, vidéos) en lien avec des enjeux de communication actuels. Pour 2026, le référentiel officiel propose 3 thématiques précises sur lesquelles peuvent porter les sujets d'examen. Bien les comprendre, c'est déjà 50% du travail.
Thématique 1 : « À table ! » – Formes et enjeux du repas
De quoi parle cette thématique ?
La première thématique traite du repas comme fait social, culturel et communicationnel. Ce n'est pas juste « comment on mange », mais pourquoi on mange ensemble, ce que le repas révèle de notre société, et comment les marques et les médias en parlent.
Le repas est un rituel universel mais culturellement marqué : manger seul ou en groupe, à la maison ou au restaurant, simplement pour se nourrir ou pour célébrer, pour séduire ou pour transmettre… tout cela dit quelque chose sur nous et sur notre époque.
Les 4 grands axes d'analyse
1. Le repas comme mémoire sociale et culturelleComment transmet-on les traditions culinaires ? Pourquoi on parle de « recettes de grand-mère » ? Comment les générations partagent-elles via la nourriture ? Comment Netflix et Instagram réinventent-ils la gastronomie comme spectacle nostalgique ?
2. Le repas comme ouverture au mondeDiversification des cuisines (fusion food, food trucks, restaurants asiatiques en France), internationalisation des goûts, le métissage alimentaire. Mais aussi : pourquoi la cuisine asiatique ou africaine était-elle longtemps invisible avant de devenir tendance ? Qu'est-ce que la « globalisation des palais » dit de notre époque ?
3. Le repas comme marqueur socialLa table révèle les inégalités : qui mange quoi, quand, où ? La recomposition de la famille (moins de repas « traditionnels » en famille, plus de rassemblements occasionnels). Le rôle genré : qui cuisine, qui fait la vaisselle ? Les repas d'affaire vs. les repas de pauvreté (repas solidaires, aide alimentaire).
4. Le repas et les normes/la communication autour de la nourritureCampagnes de santé publique (« Manger bouger »), étiquetage Nutri-Score, lutte contre l'alcool, certification bio, local. Les injonctions contradictoires : écolo, sain, pas trop cher, délicieux, fait maison... Comment les marques communiquent sur ces sujets ? Greenwashing ou vraie responsabilité ?
Ce qu'il faut connaître pour l'E1
Exemples de documents/campagnes qui pourraient tomber :
Affiche de campagne anti-malbouffe.
Publicité pour un produit alimentaire (Coca, Sodastream, produits bio).
Article sur les repas de famille qui disparaissent.
Campagne d'un restaurant mettant en avant le « fait maison » ou les traditions.
Images Instagram d'influenceurs culinaires (mukbang, ASMR, Food porn).
Document sur la crise de l'aide alimentaire en France.
Spot publicitaire de la Grande Épicerie ou d'une enseigne de luxe.
Comment analyser ces documents :Pose-toi la question : « Qu'est-ce que cette communication dit sur notre rapport au repas, au partage, à la société ? Qui parle ? À qui ? Avec quel objectif ? »
Vocabulaire clé à maîtriser :commensalité, convivialité, rituel, transmission, mémoire collective, démocratisation, luxe, inégalité, santé publique, normes sociales, transgression, authenticité.
Thématique 2 : « La rue » – Espace public et communication
De quoi parle cette thématique ?
La deuxième thématique traite de la rue comme espace public de vie sociale, de commerce, d'expression et de communication. Ce n'est pas juste un lieu de passage : c'est un théâtre social où se joue l'ordre et le désordre, où la communication commerciale s'affiche, où les gens s'expriment, où on se croise, où on se surveille.
La rue est fragmentée en 2026 : rue commerciale vs. rue résidentielle, rue riche vs. rue pauvre, rue piétonne vs. rue de transit routier. Et surtout : comment la rue se « médiatise » (réseaux sociaux, street art, affichage numérique) et se « contrôle » (surveillance, données géolocalisées, expériences urbaines « connectées »).
Les 4 grands axes d'analyse
1. Le passage et la flânerie – La mobilité urbaineComment les gens se déplacent en ville ? Flânerie vs. transit rapide. Piétons vs. vélos vs. trottinettes vs. voitures. Cohabitation harmonieuse ou conflit de la rue ? La rue doit-elle être fluide ou accueillante (terrasses, événements, animation) ? Comment les marques se positionnent sur la mobilité urbaine (Velib', Lime, applications de delivery) ?
2. L'aventure et l'ordre – Sécurité, régulation, contrôleLa rue comme lieu de fête, de rencontre inopinée, de découverte. MAIS aussi : la rue comme lieu de danger, d'exclusion, de pauvreté (SDF, dormir à la rue). Comment la ville « moderne » transforme la rue en espace sécurisé, régulé, surveillé (caméras, police, vidéo-protection) ? Comment les marques communiquent sur la sécurité urbaine ? Comment les villes vendent une image de rue « safe » et « smart » (ville connectée) ?
3. Les paroles et l'expression – Street art, manifestation, revendicationLa rue comme espace de liberté d'expression : manifestations, graffiti, street art, affichage sauvage. Les murs qui parlent. Mais aussi : comment les marques « recyclent » le street art pour faire du street marketing ? Comment l'expression populaire devient un outil commercial (graffiti légitimé, fresques sponsorisées) ? Le street art est-il de la rébellion ou de la récupération marketing ?
4. L'affiche et la vitrine – Saturation de signes et communication commercialeLa rue saturée d'affichage : publicités, enseignes, vitrines, écrans numériques, QR codes, DOOH (Digital Out of Home). La rue comme espace de consommation : comment on est guidé, sollicité, influencé ? Géolocalisation des passants et monétisation de leurs données. Tension entre publicité et antipub. Comment les petits commerces vs. les grandes enseignes utilisent la rue pour communiquer ?
Ce qu'il faut connaître pour l'E1
Exemples de documents/campagnes qui pourraient tomber :
Affiche publicitaire d'une marque urbaine (Nike, Adidas, start-up de mobilité).
Photo ou vidéo de street art / fresque urbaine.
Campagne de sensibilisation (sécurité routière, harcèlement de rue, droits des sans-abris).
Image d'une vitrine de magasin ou d'une rue commerciale.
Article de presse sur la gentrification, la revitalisation urbaine, les « bobos ».
Spot publicitaire sur les transports en commun ou l'urbanisme.
Données sur la fréquentation des rues commerçantes pré- et post-Covid.
Campagne de street marketing (flashmob, guerrilla marketing, street food).
Manifestation ou protestation urbaine captée en image.
Comment analyser ces documents :Pose-toi : « Qu'est-ce que cette image/ce message dit sur la ville, sur l'ordre social, sur la liberté vs. le contrôle ? Qui communique et pourquoi ? À quel public s'adresse-t-on ? »
Vocabulaire clé à maîtriser :urbanité, civilité, espace public, mobilité, flânerie, transgression, régulation, surveillance, expression, revendication, commerce, vitrine, affichage, gentrification, exclusion, inclusivité.
Thématique 3 : « Trop, c'est trop ? » – L'excès dans la communication
De quoi parle cette thématique ?
La troisième thématique traite de l'excès comme technique et comme valeur dans la communication contemporaine. Les annonceurs amplifient, exagèrent, accumulent pour attirer l'attention. Mais à quel moment l'excès devient-il contre-productif ? Quand la démesure tue le message ?
C'est aussi une question de valeurs : dans un monde de surconsommation et de conscience écologique montante, comment les marques communiquent-elles sur le luxe, la démesure, l'abondance ? Comment jonglent-elles entre l'appel à consommer « plus » et l'injonction à être « écolo » ?
Les 3 grands axes d'analyse
1. De l'ornement à l'excès – Techniques de l'amplificationLes procédés rhétoriques et visuels de l'accumulation : hyperboles, énumérations, superlatifs, redondance. Le baroque dans la pub (couleurs saturées, accumulation d'éléments, exubérance). À quel point l'ornement aide-t-il le message ? À quel point l'épaissit-il ou le parasiste ? Exemples : publicités très colorées et chargées vs. publicités épurées et minimalistes. Qu'est-ce qui marche vraiment ?
2. Consumérisme et ostentation – Valeurs de démesure et de sobriétéLa surconsommation présentée comme norme vs. l'urgence écologique. Le luxe : est-ce du raffinement (qualité) ou juste de la démesure (prix exorbitant) ? Comment les marques de luxe communiquent-elles ? Comment les éco-marques promeuvent-elles la sobriété ? Tensions : publicités pour des produits « éco » qui sont eux-mêmes issus de surconsommation. Greenwashing vs. authenticité.
3. La cible face à l'excès – Comment le public réagit ?À force de surenchère, le public devient-il incrédule ? Ou au contraire, certains adorent la démesure et la fiction (comme au cinéma) ? Peut-on encore crédibiliser un message qui joue avec l'exagération ? Comment les influenceurs créent-ils de l'excès attractif (unboxing, hauls, vlogs de luxe) ? Comment les gens réagissent-ils : admiration, moquerie, critique, rejet ?
Ce qu'il faut connaître pour l'E1
Exemples de documents/campagnes qui pourraient tomber :
Publicité très exubérante (parfum, voiture de luxe, champagne).
Campagne anti-consommation ou anti-publicité.
Contenu d'influenceur montrant du luxe, de l'accumulation (hauls, collections, vlogs).
Article de presse sur la surconsommation, le gaspillage, la fast fashion.
Campagne de marque pour un produit « eco-friendly » (risque de greenwashing).
Spot publicitaire provocateur ou choquant (pour tester les limites).
Données sur les tendances de consommation (growth du luxe pendant la crise écologique, paradoxes).
Critique gastronomique ou article sur la gastronomie ostentatoire.
Campagne de sensibilisation sur la sobriété (« Conso responsable »).
Comment analyser ces documents :Pose-toi : « Cet excès de langage, de couleur, de démesure est-il au service du message ou le contrarie-t-il ? À qui profite-t-il ? Qu'est-ce qu'il révèle sur nos valeurs collectives et nos contradictions ? »
Vocabulaire clé à maîtriser :hybris, démesure, exagération, emphase, énumération, accumulation, hyperbole, baroque, luxe, luxuriance, ostentation, consumérisme, surconsommation, sobriété, tempérance, transgression, scandale, excédent, surplus.
Comment préparer l'E1 Culture de la communication ?
Stratégie d'apprentissage pour les 3 thématiques
Lis et regarde largement : articles de presse, documentaires, publicités, films, romans, street art, réseaux sociaux. Tout ce qui touche à ces 3 thématiques.
Constitue un dossier personnel : pour chaque thématique, collecte 10-15 documents (images, vidéos, articles) que tu trouves intéressants. Annote-les avec ce qu'ils communiquent, à qui, comment, pourquoi.
Entraîne-toi à analyser en 4 heures : simule l'examen : 4h maximum, dossier avec 3-4 documents, analyse complète. Apprends à lire vite, à identifier l'enjeu communication, à structurer ta pensée.
Approfondis les références : les livres, films, articles listés dans le référentiel officiel t'aident à contextualiser (Zola pour la rue et la consommation, Rabelais pour l'excès, etc.).
Pense « communication » : ne regarde pas juste l'objet (le repas, la rue, l'excès), mais comment ça se communique : qui parle ? pour dire quoi ? à qui ? avec quel impact ?
Pour un BTS Communication à distance
Si tu prépares l'E1 en BTS Communication à distance, assure-toi que ton centre te fournisse :
✅ Des documents réels d'examen (sujets passés, si possibles).
✅ Des simulations d'épreuve notées par un formateur.
✅ Des ressources sur les 3 thématiques (articles, vidéos, analyses de campagnes).
✅ Du tutorat pour traiter tes analyses et affiner ta méthode.
L'E1 n'est pas juste de la mémorisation : c'est une capacité à analyser et à contextualiser. Mieux vaut lire 20 articles vraiment et en discuter avec un formateur que d'en lire 200 superficiellement.
En résumé
L'E1 Culture de la communication 2026 porte sur 3 thématiques : « À table ! » (repas comme fait social et communicationnel), « La rue » (espace public et communication), et « Trop, c'est trop ? » (excès dans la communication).
Chacune pose une question : comment communique-t-on sur la nourriture et la tradition ? Comment la rue se transforme-t-elle et se médiatise-t-elle ? Comment l'excès fonctionne-t-il (ou ne fonctionne pas) en communication ?
Pour réussir l'E1, tu dois :
Connaître les enjeux généraux de chaque thématique.
Avoir vu des exemples concrets (pubs, articles, films) pour chacune.
Pouvoir analyser rapidement un document en 4 heures.
Relier ce document à une ou plusieurs thématiques et questions communicationnelles.
Si tu prépares un BTS Communication à distance, ces 3 thématiques vont aussi t'aider à construire ton portfolio (E6) : tu peux créer des projets de communication en lien avec l'une des 3 thématiques et les justifier dans ton oral d'examen.




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